L' équipe de recherche en finance du LEM couvre les deux principaux domaines disciplinaires que sont la finance d’entreprise et la finance de marché. Il en ressort la préoccupation de traiter du rôle des modes d’organisation (structures et acteurs) dans l’explication et la compréhension des mécanismes financiers. Cette orientation place le contexte au premier rang des variables significatives pour l’évaluation des décisions financières. L’environnement des choix étant lui-même changeant, la dynamique d’évolution des entreprises est étudiée dans ses dimensions financières. L’axe structurant les recherches aborde les transformations sous l’angle des influences institutionnelles et de la rationalité des acteurs. Les travaux se placent dans des perspectives à la fois théoriques et empiriques (études cliniques et expérimentales). Ces phénomènes sont abordés à plusieurs niveaux d’investigation.
La finance d’entreprise
Un thème occupe une position centrale : la structure financière de l’entreprise et les capitaux qui la composent. Il se décline de plusieurs façons et deux exemples particuliers sont mentionnés. Le premier concerne l’émission des titres financiers et les conditions qui entourent leur placement. Le second traite des difficultés d’entreprise et des effets des mesures de restructuration financières sur la valeur.
La structure du capital est aussi au centre des travaux réalisés sur le terrain de la finance organisationnelle. Cette approche permet de cerner l’effet des relations entre les acteurs, guidés par des objectifs de pouvoir et par l’information disponible, sur le choix des financements.
Enfin, d’autres travaux se penchent sur la mesure de la performance financière en liaison avec la politique d’investissement et dans l’environnement particulier de la responsabilité sociale des entreprises.
La finance de marché
Le thème central est celui de la conduite des transactions financières et de la dynamique des cours boursiers, en particulier dans le cadre d’un réexamen théorique de l’hypothèse d’efficience. Deux dimensions importantes sont mises en évidence. La première traite de la microstructure des marchés (liquidité, flux d’ordres, modes de cotation) et de ses effets sur la formation des prix. La seconde souligne le rôle des représentations collectives et de la cognition des acteurs dans l’explication des dynamiques financières (approches par les conventions financières et le mimétisme rationnel). Il accorde une place significative à la théorie des systèmes complexes et à l’émergence de comportements collectifs sous l’effet des interactions sociales. Les effets du contexte sont utilisés pour expliquer des phénomènes critiques en finance, comme les bulles spéculatives et les crises.