Saturday 13 March 2010   |  Login
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Cette équipe regroupe les chercheurs économistes et gestionnaires du LEM travaillant dans le domaine de la santé.

En économie, le programme scientifique du LEM est structuré autour de trois axes :

  • l’analyse microéconomique des comportements et des politiques publiques ;
  • la mesure de l’efficacité et de la productivité des établissements de santé ;
  • l’application du calcul économique au domaine sanitaire.

Les travaux conduits par l’équipe exploitent les concepts de la théorie du risque pour tenter de caractériser les comportements individuels en matière de santé. Les individus ont des préférences différentes (aversion au risque, prudence,…) face à des situations risquées et nous examinons comment ces préférences définissent leurs comportements en matière de santé (demande soins, demande de prévention primaire et secondaire, attitudes face au risque diagnostique ou thérapeutique…). La théorie microéconomique fournit aussi un cadre d’analyse utile pour examiner l’impact de la réforme du mode de financement des hôpitaux et des cliniques (T2A) sur le comportement des acteurs au sein des établissements (médecins et gestionnaires). Ce cadre théorique peut aussi être mobilisé pour analyser dans quelle mesure la formalisation de l’aversion pour les inégalités d’un décideur public conditionne les modalités de financement et de tarification des biens et services de santé.

La question de la mesure de l’efficacité et de la productivité des établissements de santé occupe une place importante dans le programme scientifique de l’équipe. Il s’agit de développer des méthodologies d’estimation des fonctions de production tenant compte des spécificités du secteur hospitalier (ayant trait au comportement des acteurs, à l’absence de prix véritables, au caractère multiproduits/multifacteurs des technologies de production).

Dans le domaine sanitaire, en l’absence de marché, les méthodologies de type coût/efficacité ou coût/bénéfice permettent de justifier du bien-fondé d’une intervention ou d’un programme de santé. Les travaux de l’équipe sont à la fois de nature méthodologique et de nature appliquée. Du point de vue méthodologique, il s’agit de développer des techniques d’évaluation de la valeur de la vie humaine. L’indemnisation monétaire attribuée aux victimes d’un préjudice ne permet pas de réparer le dommage subi, mais apparaît comme le seul moyen de le compenser. Ces travaux concernent les critères sur lesquels un juge peut se baser pour évaluer la gravité d’un dommage, en particulier la question de l’importance de distinguer le dommage contemporain effectif de son risque d’évolution (risque de dégradation ou au contraire d’amélioration). De nombreux travaux empiriques sont conduits au sein de l’équipe, notamment dans le domaine des maladies infectieuses et des politiques vaccinales.

Les réformes importantes qui touchent le système de santé ont pour corollaire l’apparition de préoccupations en termes de performance, de gouvernance ou de gestion des ressources humaines, auxquelles les gestionnaires portent un regard de plus en plus attentif. La mise en œuvre du plan hôpital 2007, par exemple, offre des espaces de liberté nouveaux, tant en matière de contrôle et d’allocation des ressources, qu’en matière de structure organisationnelle ou de gouvernance. Prenant corps au travers de profonds changements dans les modes de fonctionnement traditionnels des structures de soins, de vastes champs d’investigation s’ouvrent aux chercheurs en Sciences de Gestion. Les recherches menées au sein du LEM s’intéressent aux questions suivantes : celle du sens de l’action, celle des formes d’organisation et d’innovation, celle de la gouvernance, de la performance et de la qualité ; enfin, celle du management et de la GRH.

L’introduction de la réforme du mode de financement et de gouvernance des établissements de santé offre un champ d’investigation propice à un rapprochement entre économie et gestion.